Les communs au cœur du droit des femmes
Par Margaux Castel
En cette journée internationale des droits des droits des femmes sur le thème « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles », il peut être utile de s’interroger sur le rôle des femmes dans les communs.
Le rôle des femmes autochtones dans la gestion des communes est bien documenté, s’agissant par exemple de la collecte des ressources, de la constitution et de la transmission des savoirs locaux traditionnels.
Les femmes caractérisées par la résilience savent intervenir face aux crises frappant leur communauté en organisant la solidarité. Un exemple emblématique est la mobilisation des femmes à la Paz lors de la crise de l’eau en novembre 2016. L’eau y est considérée comme un bien commun soumis à un principe de non-marchandisation inscrit dans la constitution depuis 2009.
Néanmoins, elles souffrent également de l’inégalité d’accès aux ressources communes comme la terre. Des études récentes comme celles commanditées par l’AFD dans le cadre de son programme genre et communs ont montré les inégalités d’accès aux ressources communes et dans la gestion même des communs.
Pourtant les apports des femmes à la gestion des communs et aux processus décisionnels en général sont bien établis en termes de coopération, de préservation et d’inclusion. Les femmes ont une propension à favoriser l’équité dans le partage des ressources communes.
La privatisation des communs avec la marchandisation et les conflits pour les ressources dans le contexte du changement climatique constituent pour les années à venir un défi majeur pour l’autonomie des femmes et la préservation de leur rôle dans la gestion des communs.